VOYAGE AU CŒUR DE L’EGLISE

ADN et sociologie de l’église juive et non juive

Mis à jour le 10/08/2025

ORIGINE DE L’EGLISE

Il existe un large consensus pour reconnaître l’origine de l’Eglise (l’ekklesia – l’Assemblée) aux évènements qui prirent place lors d’une fête de la Pentecôte (Shavouot) à Jérusalem.

Jésus avait alors vécu sur terre une trentaine d’année. A la suite de son cousin, Jean le baptiseur, il avait exercé un office rabbinique itinérant de la Galilée à la Judée, en passant par la Samarie, avant d’être lâché par une partie des chefs de son peuple, notamment les Sadducéens hellénisés. Il avait été crucifié à Jérusalem par les Romains lors de la fête de Pâques (Pessa’h), était sorti vivant du tombeau le troisième jour, et était ensuite monté aux Cieux lors de son ascension, après avoir passé quarante jours à enseigner ses disciples sur le Royaume de Dieu. Il leur avait dit de rester à Jérusalem et d’attendre la promesse du Père : la venue de l’Esprit Saint.

Actes 2 : 5-11 nous raconte comment, pendant la fête juive de Shavouot, « il y avait en séjour à Jérusalem des Juifs, de toutes les nations qui sont sous le ciel. Au bruit qui eut lieu dans la chambre haute (où étaient rassemblés les disciples), la multitude accourut, et elle fut confondue parce que chacun les entendait parler dans sa propre langue. Ils étaient tous dans l’étonnement et ils se disaient : Voici, ces gens qui parlent ne sont-ils pas tous Galiléens ? Et comment les entendons-nous dans notre propre langue à chacun ? Parthes, Mèdes, Elamites, ceux qui habitent la Mésopotamie, la Judée, la Cappadoce, le Pont, l’Asie, la Phrygie, la Pamphylie, l’Egypte, le territoire de la Libye voisine de Cyrène, et ceux qui sont venus de Rome, Crétois et Arabes, comment les entendons-nous parler dans nos langues des merveilles de Dieu ? ». C’est alors que Simon Pierre se lève et prêche le message de l’évangile à la foule rassemblée et qu’environ 3000 personnes vont reconnaître la messianité de Jésus et devenir ses disciples.

Certains commentateurs estiment que c’est à ce moment là que l’église est devenue universelle, parlant le langage de toutes les nations. C’est peut-être une belle image, mais c’est faux car anachronique. Le texte nous informe que tous les acteurs de ces événements étaient des juifs d’Israël et de la diaspora montés à Jérusalem pour Shavouot, l’une des trois fêtes annuelles de pèlerinage avec Pessa’h et Souccot (la fête des cabanes). La naissance de l’église a donc lieu dans un contexte uniquement juif.

Que sont devenus à ce moment là les juifs devenus croyants en Jésus retournés chez eux dans les nations ? L’Ecriture ne nous le dit pas. Peut-être ont-ils continué à croire en Jésus, peut-être ont-ils parlé de ces évènements à leur entourage juif proche, en tout cas il n’y a aucune évidence que l’évangile se soit répandu hors des frontières d’Israël à ce moment-là et en tout cas pas parmi les non juifs.

LA PREMIERE DECENNIE DE L’EGLISE – une seule église et une seule culture

Ainsi, si l’on résume l’histoire de la Bible nous avons :

Abraham, Isaac, Jacob sont hébreux, Moïse et le peuple sont hébreux, tous les prophètes et les rois sont hébreux puis juifs (tribus de Juda, Benjamin et une partie des lévites). Jésus est juif, les apôtres sont juifs, la Bible Ancien comme Nouveau Testament est juive et la première communauté qui croit en Jésus est juive …

L’ADN de l’église est donc 100% hébraïque et juive. L’Eglise est alors Une et a une Seule culture : juive. Cette nature exclusivement juive de l’église va durer. D’Actes 2 à Actes 10, c’est-à-dire pendant au moins 10 ans, de l’an 30 à l’an 40 environ, il n’y aura pas de changement de nature ni de culture de l’église. Dix ans, à l’échelle de l’histoire, c’est assez petit, mais à l’échelle humaine, c’est long, cela fait une belle tranche de vie.

Si l’on y pense un peu : la première année, l’église n’est composée que de juifs. La deuxième année, l’église n’est composée que de juifs. La troisième année l’église n’est composée que de juifs. La quatrième année, l’église n’est composée que de juifs… etc jusqu’à 10 ans ! Et l’église se suffisait à elle-même dans cette configuration. Cela aurait donc pu durer pendant longtemps en l’état. L’église juive n’avait pas besoin des nations pour vivre et s’épanouir.

De fait, pendant des années et malgré quelques moments de tension, l’église commençait à prendre sa place dans la diversité du judaïsme. Actes 9 :31 décrit bien l’atmosphère générale de cette période en Israël : « L’Eglise était en paix dans toute la Judée, la Galilée et la Samarie ; elle s’édifiait, marchait dans la crainte du Seigneur et grandissait grâce à l’aide du Saint-Esprit. »

Il y avait bien eu le meurtre illégal, sans procès, d’Etienne, et la persécution qui suivie mais, malgré l’exil de quelques disciples et la sortie transitoire de Jérusalem de certains d’entre eux, les croyants en Jésus cohabitaient de façon assez pacifique avec les autres mouvances au sein du peuple juif : Pharisiens, Sadducéens, Esséniens, Zélotes et Sicaires, et même avec les Samaritains. On les appelait « la Voie » ou les « Nazaréens ». Et même lors des périodes de tensions, l’église est restée pendant toutes ces années, exclusivement juive.

Nous verrons plus loin que la cohabitation relativement pacifique avec les autres mouvances du judaïsme de l’époque a durée en Israël au moins une centaine d’années.

Ainsi, l’église juive n’avait pas besoin des nations. En revanche, ce sont les nations qui avaient besoin de l’église juive car Dieu avait un plan plus large pour le message de l’évangile.

LES NON JUIFS RECOIVENT L’EVANGILE

Jusque-là, seuls des juifs ou apparentés avaient reçu l’évangile. Des arguments décisifs plaident pour conclure que l’eunuque éthiopien était un juif d’Ethiopie (Actes 9). De même, les Samaritains (Actes 8), s’ils n’étaient pas vraiment considérés comme des juifs, n’étaient clairement pas des païens. Ils étaient circoncis et rendaient un culte au Dieu d’Israël selon des coutumes très proches de ce qui se faisait à Jérusalem.

Pierre confirmera (Actes 15) que c’est lui qui, sous la conduite divine, a ouvert la porte de l’évangile à des païens, des non juifs, en la personne de Corneille et de sa famille. Actes 10 et 11 nous racontent ce moment incroyable qui bouleverse les mentalités et fait que Pierre est obligé de se justifier auprès des croyants de Judée. « Les apôtres et les frères qui étaient dans la Judée apprirent que les païens avaient reçu la parole de Dieu. Et lorsque Pierre fut monté à Jérusalem, les fidèles circoncis lui adressèrent des reproches, en disant : Tu es entré chez des incirconcis, et tu as mangé avec eux. Pierre se mit à leur exposer d’une manière suivie ce qui s’était passé…/… Après avoir entendu cela, ils se calmèrent et glorifièrent Dieu, en disant : Dieu a donc accordé la repentance aussi aux païens, afin qu’ils aient la vie. » Actes 11 : 1-18

Bien que Jésus l’ait évoqué dans ses discours, cette nouveauté, inattendue des disciples, va susciter des questions légitimes : que fait-on avec ces païens devenus croyants en Dieu et en son Messie ? Doit-on les circoncire et les intégrer dans le peuple juif en leur demandant de suivre la Torah et les coutumes juives ? Après tout, on avait fait cela avec tous les non juifs croyants par le passé comme les serviteurs d’Abraham, Rahab, Ruth et bien d’autres… C’est d’ailleurs de cette façon que Ruth la Moabite a pu se retrouver dans l’ascendance davidique et messianique !

Après l’épisode chez Corneille, il nous est signalé que les juifs qui avaient fui la Judée au moment de la persécution d’Etienne n’annonçaient encore l’évangile qu’aux juifs mais que certains d’entre eux, qui s’étaient installé à Chypre et Cyrène, après avoir voyagé à Antioche, s’adressèrent aussi aux païens et qu’un grand nombre cru (Actes 11 :19-21). Ce qui était avec Corneille un épiphénomène, devint maintenant un phénomène de masse qu’il fallut commencer à traiter. Barnabas fut envoyé à Antioche où il valida ce qui se passait parmi les païens. Après être allé chercher Saul à Tarse, il enseigna avec lui les nouveaux croyants que les gens de la région appelaient désormais « chrétiens ». Cela dura un an. L’évangile continua ensuite à toucher les régions alentour, multipliant le nombre de croyants non juifs qui de toute évidence n’étaient pas circoncis. La question cruciale demeurait : que doit-on faire ?

UNE SEULE EGLISE, MAIS DEUX CULTURES

C’est alors que « quelques hommes venus de Judée enseignaient à Antioche en disant: «Si vous n’êtes pas circoncis, vous ne pouvez pas être sauvés.» Paul et Barnabas eurent un vif débat avec eux. Les frères décidèrent alors que Paul & Barnabas monteraient à Jérusalem vers les apôtres pour traiter cette question. Arrivés à Jérusalem, ils furent accueillis par l’Eglise, les apôtres et les anciens. Alors quelques croyants issus du parti des pharisiens se levèrent en disant qu’il fallait circoncire les non-Juifs et leur ordonner de respecter la loi de Moïse.

Les apôtres et les anciens se réunirent pour examiner cette question. Il y eut une longue discussion. Pierre se leva et leur dit: «Mes frères, vous savez que Dieu a fait un choix parmi nous: il a décidé que les non-Juifs entendraient par ma bouche la parole de l’Evangile et croiraient. Et Dieu leur a rendu témoignage en leur donnant le Saint-Esprit comme à nous. Maintenant donc, pourquoi provoquer Dieu en imposant aux disciples des exigences que ni nos ancêtres ni nous n’avons été capables de remplir? Nous croyons que c’est par la grâce du Seigneur Jésus que nous sommes sauvés, tout comme eux.» Jacques prit la parole et dit: «Mes frères, écoutez moi, je pense qu’on ne doit pas créer de difficultés aux non-Juifs qui se tournent vers Dieu ». Alors il parut bon aux apôtres et aux anciens, ainsi qu’à toute l’Eglise, de choisir parmi eux Jude et Silas et de les envoyer à Antioche avec Paul et Barnabas. Ils les chargèrent du message que voici: «Les apôtres, les anciens et les frères avons décidé de choisir des délégués et de vous les envoyer . Ils vous annonceront qu’il a paru bon au Saint-Esprit et à nous de ne pas vous imposer d’autre charge que ce qui est nécessaire: vous abstenir des viandes sacrifiées aux idoles, du sang, des animaux étouffés et de l’immoralité sexuelle. Vous agirez bien en évitant tout cela. Adieu» (Actes 15 :1-29).

Ainsi, conduit par le Saint Esprit, les apôtres décident de contextualiser l’évangile aux non juifs et de leur signifier qu’ils n’ont pas besoin de devenir juifs pour continuer à vivre leur foi en Dieu et en son Messie. Et logiquement une double culture se crée au sein de l’unique église des croyants : « une église juive » et « une église de non juifs ». C’est ce que le théologien messianique américain Mark Kinzer appelle « l’ecclésiologie bilatérale » : Les juifs continuent à pratiquer la Torah, les non juifs ne sont astreints qu’à des lois de type ‘noachique’ (correspondant aux 7 lois de Noé décrites dans la tradition judaïque). Une lettre circulaire est envoyée aux églises hors d’Israël pour leur indiquer la marche à suivre.

Tout semble réglé, mais malgré tout, la polémique va rebondir :

« Paul avait décidé de passer au large d’Ephèse sans s’y arrêter afin de ne pas perdre de temps en Asie; il se dépêchait pour être, si possible, le jour de la Pentecôte à Jérusalem (il tient à célébrer la fête juive de shavouot à Jérusalem – ndr) …/… A notre arrivée à Jérusalem, les frères nous ont accueillis avec joie. Le lendemain, Paul s’est rendu avec nous chez Jacques, où tous les anciens se sont réunis. Après les avoir salués, il a raconté ce que Dieu avait fait au milieu des non-Juifs à travers son ministère. Après l’avoir entendu, ils se sont mis à célébrer la gloire du Seigneur. Puis ils lui ont dit: «Tu vois, frère, combien de milliers de Juifs (à Jérusalem/en Judée – ndr) on compte parmi les croyants, et tous sont zélés pour la loi. Or, ils ont entendu dire que tu enseignes à tous les Juifs vivant parmi les non-Juifs d’abandonner la loi de Moïse; tu leur dirais de ne pas circoncire leurs enfants et de ne pas se conformer aux coutumes. Que faire donc? Sans aucun doute [une foule se rassemblera, car] on apprendra que tu es venu. C’est pourquoi, fais ce que nous allons te dire. Il y a parmi nous quatre hommes qui ont fait un vœu. Prends-les avec toi, accomplis la cérémonie de purification avec eux et pourvois à leurs dépenses afin qu’ils se rasent la tête. Ainsi, tous sauront que ce qu’ils ont entendu dire sur ton compte est faux, mais que toi aussi tu vis en respectant la loi. Quant aux croyants d’origine non juive, nous leur avons communiqué par écrit notre décision: ils doivent s’abstenir des viandes sacrifiées aux idoles, du sang, des animaux étouffés et de l’immoralité sexuelle.» Paul prit alors ces hommes, se purifia avec eux et entra le lendemain dans le temple pour annoncer à quelle date la période de purification prendrait fin et l’offrande serait présentée pour chacun d’eux. Vers la fin des 7 jours, les Juifs d’Asie qui avaient vu Paul dans le temple soulevèrent toute la foule et s’emparèrent de lui. Ils criaient: «Israélites, au secours! Voici l’homme qui donne partout un enseignement dirigé contre le peuple, contre la loi et contre cet endroit. Ils s’emparèrent de Paul et le traînèrent à l’extérieur du temple. »

La rumeur mensongère se répand donc à Jérusalem que Paul enseigne les croyants juifs à abandonner leur judaïsme, et automatiquement à se fondre parmi les croyants non juifs. Pour montrer que c’est faux et qu’il garde sa judéité Paul, sur la suggestion des apôtres, va se purifier dans le temple selon la loi et accompagner quatre croyants juifs dans un vœu de naziréat selon la loi. Cela ne suffira pourtant pas à étouffer la rumeur et Paul sera arrêté. Cet épisode montre qu’à la fin du livre des Actes, la double culture ecclésiale demeure.

La suite, c’est l’Histoire qui nous le raconte :

DISPARTION DE L’EXPRESSION JUIVE DE L’EGLISE

L’empire romain, fatigué des révoltes des juifs guerriers (zélotes et sicaires qui entraînent le peuple), décide de frapper fort : entre l’an 70 et l’an 135, il va détruire le Temple, la ville de Jérusalem et jusqu’à la nation d’Israël qu’il rebaptisera Palestine, du nom du peuple antique et ennemi disparu, les philistins (même racine sémantique = PLSTN).

Les juifs croyants en Jésus sont massacrés par dizaines de milliers avec les autres juifs. Des rescapés s’exilent vers les pays du nord, de l’est et du sud. Certains d’entre eux dévieront vers des doctrines hérétiques sur la nature de Jésus (ébionites) et/ou ésotériques ().

L’église d’expression juive en Israël est ainsi anéantie par Rome, et les chrétiens qui reformeront ultérieurement le Patriarcat de Jérusalem seront des non juifs. Les juifs croyants de la diaspora seront progressivement assimilés dans les églises de culture pagano chrétienne. Ce qui explique par exemple qu’au premier grand concile œcuménique de l’église, à Nicée en 325 (actuelle Turquie), aucun des pères conciliaires n’est juif, ni de culture hébraïque, ni ne parle hébreu. Ils sont tous de culture gréco-latine et d’arrière-plan philosophique grec, ce qui favorisera à notre avis une contextualisation excessive de l’évangile incluant une rupture nette avec la culture hébraïque. Or jusque-là, toute révélation et toute formulation de la révélation avaient été reçues et transmises par le peuple d’Israël selon la parole de Jésus : « le salut vient des juifs » (Jean 4 :22). Les pères avaient-ils une autre alternative face à l’urgence de contrer les nombreuses hérésies qui se faisaient jour ?

A Nicée, comme dans les conciles qui suivront, à Constantinople (381), Ephèse (431) et Chalcédoine (451), la culture dominante sera donc gréco-latine et les motivations souvent politiques au sein d’un christianisme devenu religion d’état depuis Constantin. Les outils sémantiques pour la formulation des dogmes chrétiens heurteront ainsi d’autant plus la conscience juive qui aura tôt fait de décrier, à tort mais de façon compréhensible, ces dogmes comme étant la divinisation d’un homme et de sa mère. L’ajout d’un antijudaïsme, voire d’un anti sémitisme à la pensée de plusieurs des pères ne fera qu’accentuer le gouffre entre juifs et chrétiens, culture juive et culture chrétienne.

EN RESUME :

 REAPPARITION DE LA FOI JUIVE EN JESUS

Il faudra attendre environ 1700 ans et bien des persécutions pour voir réapparaître, notamment dans les années 1850, des croyants en Jésus d’origine juive qui refuseront de se laisser assimiler et déjudaïser au sein des églises chrétiennes, et voulant vivre leur foi en Jésus sans abandonner leur identité juive. Cette résurgence a commencé notamment dans les pays de l’Est au sein du monde ashkénaze et a maintenant pris un essor significatif aux Etats-Unis et jusqu’en Israël où l’on trouve plusieurs dizaines de Quéhilot (assemblées juives messianiques) et plusieurs milliers de croyants de langue et culture hébraïque.

Il est intéressant de noter que cette résurgence de la foi judéo évangélique c’est produite de façon concomitante à la naissance du mouvement sioniste. L’église juive et la nation d’Israël avaient été détruites ensemble en 135, et elles ont commencé à renaître ensemble sans qu’il y ait d’autre cause évidente que celle de la providence. Il s’agit à notre avis d’un signe des temps préparant la terre d’Israël et l’église juive à accueillir la venue du Roi-Messie.

Zacharie 12: 9-10 « En ce jour-là, je m’efforcerai de détruire toutes les nations qui viendront contre Jérusalem. Alors je répandrai sur la maison de David et sur les habitants de Jérusalem un esprit de grâce et de supplication, et ils tourneront les regards vers moi, celui qu’ils ont percé. Ils pleureront sur lui comme on pleure sur un fils unique, Ils pleureront amèrement sur lui comme on pleure sur un premier-né. »

Zacharie 14:3-4 « L’Eternel paraîtra, …/… Ses pieds se poseront en ce jour sur la montagne des oliviers, qui est vis-à-vis de Jérusalem, du côté de l’orient »

Romains 11 : 25-29 « Car je ne veux pas, frères, que vous ignoriez ce mystère, afin que vous ne vous regardiez point comme sages, c’est qu’une partie d’Israël est tombée dans l’endurcissement, jusqu’à ce que la totalité des païens soit entrée. Et ainsi tout Israël sera sauvé, selon qu’il est écrit : Le libérateur viendra de Sion, et il détournera de Jacob les impiétés; et ce sera mon alliance avec eux, lorsque j’ôterai leurs péchés…/… En ce qui concerne l’élection, ils sont aimés à cause de leurs pères. Car Dieu ne se repent pas de ses dons et de son appel. »

EN CONCLUSION :

Nous comprenons qu’il est très difficile aujourd’hui pour un chrétien, sans la visibilité et la reconnaissance distinctive des juifs croyants en Jésus (les juifs messianiques), de concevoir dans son schéma de pensée que l’église actuelle ne correspond pas à l’église décrite dans les Actes des apôtres et le reste du Nouveau Testament.

Un mouvement chrétien mondial ‘TJC2’ (‘vers un deuxième concile de Jérusalem’) milite pour la réhabilitation et la reconnaissance de la résurgence contemporaine de cette branche juive historique de l’Eglise (plus d’infos : https://www.tjcii.org/fr/).

Un autre article sera publier sur ce blog qui sera une tentative orthodoxe d’approche des dogmes chrétiens avec la linguistique et les conceptions hébraïques et judaïques concernant la nature du Messie, en puisant notamment dans les textes et la pensée ‘hassidiques.

Maranatha !